Selon une étude Sage-LH2 de 2014, 13% des logiciels de gestion destinés aux petites et moyennes entreprises sont acquis dans le Cloud. Un pourcentage qui n’était que de 4,6% en 2011. C’est donc très logiquement que Sage a décidé d’étendre son partenariat avec Microsoft, pour mieux répondre aux nouveaux besoins de ses clients.

Un accord mondial pour de nouveaux produits

Le mariage Sage-Microsoft dure déjà depuis plus de 20 ans : l’éditeur de solutions logicielles de gestion britannique est, en effet, un client clé de Microsoft Office 365, Microsoft Windows et Microsoft Azure.

Avec cet accord mondial, les deux parties souhaitent tirer profit de leurs positions respectives sur le segment des outils de productivité utilisés par les PME, que ce soit avec Office et sa déclinaison Cloud pour Microsoft, ou pour les solutions ERP pour Sage.

L’idée est de développer de nouveaux outils, orientés « comptabilité » et « paie », sur les plateformes Cloud de la firme de Redmond. « En associant les plus grands développeurs aux toutes dernières plateformes technologiques, nous allons créer de nouvelles et puissantes solutions. À long terme, cette initiative représente des opportunités sans précédent pour les PME » explique Alain Laing, EVP, Global Strategic Partnership and Alliances chez Sage.

Entre le « on premise » et le Cloud, Sage mise sur l’hybride

En attendant, à l’occasion du salon Solutions Ressources Humaines 2015, Benoît Souvignet, responsable du portfolio d’applications HCM chez Sage Enterprise Market Europe précise : « sur le marché des SIRH, […] les plus grandes entreprises restent les plus à même d’entretenir des plateformes “on premise”.  Les jeunes entreprises et les sociétés en forte croissance sont plus enclines à choisir des solutions Cloud plus agiles et au coût de possession réduit. » À noter que « on premise » sous-entend une installation dans les locaux de l’entreprise.

L’éditeur de logiciels de gestion s’est donc orienté vers un modèle hybride, pour permettre aux entreprises de manœuvrer en souplesse, pour évoluer, à leur rythme, vers des solutions plus ouvertes.

Pour Benoît Souvignet, « le ‘on premise’ et le Cloud ne sont pas des modèles qui vont se cannibaliser » : il s’agit donc de se faire une place sur les 2 marchés et d’assurer la liaison entre les deux.